Honda CBF 500: opération séduction

le 11 mai 2007 à 11h36 par TnT dans Essai moto

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Honda CBF 500 - Photo Bruno Sellier
C’est LA basique de l’histoire de la moto. Aussi à l’aise sur les plateaux d’auto-écoles que sur les circuit de la Cup qui porte son nom, la CB 500 est un best-seller dans sa catégorie. Nombre de motards ont été initiés à son guidon. En 2004, la petite Honda évolue et se rebaptise CBF. Lifting réussi qui offre une seconde jeunesse à l’entrée de gamme du constructeur japonais.

La CB s’est modernisée et ça se voit. Elle emprunte le design et la partie cycle de sa grande soeur, la CBF 600. Fini le cadre tubulaire double berceau, désormais le bicylindre vient se loger dans le « mono-backbone » déjà présent sur les Hornet 600 et 900. La fourche grossit et passe de 38 à 41 mm. Idem pour les jantes et les pneus : 120/70-17 à l’avant et 160/60-17 à l’arrière contre 110/80-17 et 130/70-17 sur l’ancienne version. Pas vraiment utile vu la fiche technique de l’engin et même un peu handicapant, mais plus esthétique. Quant au bicylindre liquide dont Honda vantait fièrement la fiabilité (capable de parcourir plus de 300 000 kilomètres sans intervention majeure), il n’évolue que très peu. Elle apparait plus imposante mais conserve toute la simplicité et la facilité qui ont fait son succès.

Honda CBF 500 Honda CBF 500

Une fois en selle, tout tombe facilement sous la main. On se sent moins en avant que sur l’ancienne, sentiment dû au guidon réhaussé et au réservoir élargi. Les leviers sont réglables et la faible hauteur de selle, 770 mm, combleront les filles et les moins grands. Le tableau de bord est sobre, voire un peu triste, mais complet. Il se dote d’un totalisateur kilométrique digital, un compeur de vitesse, une jauge de température et d’un compte-tours. Un pannel de voyants vient compléter le tout : point mort, pression d’huile, ABS, feu de route, défaut moteur et réserve d’essence. À noter l’apparition de feux de détresse commandés via le commodo droit. On déplore cependant l’absence d’une jauge à essence ainsi que la disparition de la béquille centrale de série. Accessoires que possède sa concurrente, la Kawasaki ER5.
Honda CBF 500

Il suffit de quelques tours de roues pour se sentir parfaitement à l’aise à son guidon, comme si on la connaissait depuis toujours. Malgré sa prise de poids elle s’avère toujours aussi sécurisante et la prise en main est facile. Tout en douceur ! Le moteur ne cogne pas et reprend dès 2000 tours, la boite 6 vitesses se révèle précise et silencieuse, le tout rendant la CBF agréable à conduire. Le trou vers 5000 tours de l’ancienne version s’efface, ce qui est un bon point, mais c’est aussi le cas du fameux coup de pied passé 7000 tours. Bien qu’elle soit efficace et performante entre 7000 et 9000 tours, elle distille moins de sensations au profit d’une linéarité moteur.

Loin être devenue pataude, la CBF perd en maniabilité lorsqu’on la brusque un peu, la faute en en partie à ses gros pneus. La selle est ferme mais le confort général permet d’enfiler les kilomètres sans trop éprouver de fatigue. L’ABS apporte quant à lui un indéniable plus en terme de sécurité, appréciable par les débutants.

Succèder à la CB n’est pas facile. Elle a pris de l’embonpoint et perd un peu de son côté sportif, mais elle reste une bonne moto, attachante et sécurisante. La marque ailée vise ici les jeunes permis et ceux ou celles qui souhaitent se remettre à la moto. Idéale dans ce registre, elle séduira les petits budgets à la recherche d’une machine sympa, fiable et sans prise de tête. La légende CB a encore de beaux jours devant elle.

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